Après 92 ans, L'Égypte brise enfin sa malédiction historique !

Une délivrance historique après 92 ans d'attente


Le football africain vient de vivre un séisme émotionnel à Vancouver. Longtemps coincée dans un paradoxe inexplicable, l'Égypte a enfin terrassé ses vieux démons mondiaux.

Les Pharaons ont renversé une vaillante équipe de Nouvelle-Zélande pour s'offrir leur tout premier succès dans l'histoire de la compétition. Pour ce géant du continent, cette victoire arrachée au bout du suspense possède une saveur presque plus intense qu'un sacre continental.

Le monde du ballon rond s'est souvent interrogé sur cette anomalie historique.

Comment le roi incontesté de la CAN, fort de ses sept couronnes, pouvait-il afficher un zéro pointé sur la plus grande scène planétaire ? Cette anomalie textuelle est désormais effacée de la mémoire collective.

Face aux All Whites, les hommes de l'Afrique du Nord ont prouvé qu'ils avaient enfin le coffre pour voyager.

La révolte des Pharaons menée par Mohamed Salah

Le scénario de la rencontre a pourtant frôlé la catastrophe absolue en première période.

C'est le défenseur néo-zélandais Finn Surman qui a jeté un froid glacial en ouvrant le score de la tête dès la quinzième minute.

Incapables de combiner et bousculés physiquement, les Égyptiens semblaient se diriger vers un nouveau naufrage psychologique. La pause fraîcheur et les discussions tactiques ont heureusement réveillé l'orgueil des Pharaons.

Au retour des vestiaires, le réveil s'est transformé en une véritable tempête collective. Mostafa Zico a d'abord rétabli l'équilibre d'un coup de casque rageur à l'heure de jeu.

Ensuite, l'inévitable Mohamed Salah a endossé son costume de sauveur national en convertissant un mouvement d'école d'un plat du pied chirurgical. La libération définitive est venue de Trezeguet, dont la tête décrochée sur corner a scellé le break en fin de match.

Le trône du Groupe G en ligne de mire

Grâce à ce sursaut héroïque, l'Égypte s'empare des commandes de sa poule avec quatre points au compteur.

Le gardien Mostafa Shobeir a multiplié les arrêts réflexes dans le temps additionnel pour préserver ce trésor national. Les spectateurs canadiens ont assisté à la fin d'une malédiction qui durait depuis près d'un siècle.

Désormais leaders, les Pharaons ont leur destin entre les mains avant l'ultime bataille de la phase de groupes.