La liste de Ouahbi fait trembler le Brésil

Le compte à rebours est lancé pour le Mondial 2026 et la tension monte d'un cran dans le camp de la Seleção.

L'annonce officielle des 26 Lions de l'Atlas retenus par le sélectionneur marocain Mohamed Ouahbi a immédiatement déclenché l'alerte rouge chez les analystes sportifs brésiliens.

Il faut dire que le choc inaugural du groupe C entre le Maroc et le Brésil, prévu le 13 juin au MetLife Stadium de New Jersey, s'annonce déjà crucial pour la suite de la compétition.

Le traumatisme de 2023 et le spectre de Doha

Les médias auriverdes comme Lance! ou Trivela ne s'y trompent pas et traitent cette liste marocaine avec un respect teinté d'anxiété.

Le souvenir de l'épopée fantastique de 2022 au Qatar, combiné à la victoire historique du Maroc en amical face aux Brésiliens en 2023, reste gravé dans les mémoires.

Pour parer à toute éventualité médicale de dernière minute, le staff technique des Lions a d'ailleurs sécurisé un trio de réservistes prêts à bondir.

La révolution tactique de Mohamed Ouahbi

Au-delà des noms, c'est la métamorphose du jeu marocain qui interpelle fortement la presse de Rio et de São Paulo.

Depuis sa nomination en mars 2026, Ouahbi a délaissé le bloc bas ultra-hermétique de Walid Regragui pour imposer un football de possession plus ambitieux.

Les récents succès des Marocains contre le Paraguay et le carton offensif infligé au Burundi prouvent que cette équipe a gagné en fluidité sans rien perdre de sa grinta.

Des cadres XXL et le choix fort du renouvellement

Les dynamiteurs européens bien présents

Le Brésil tremble particulièrement face à la puissance d'Achraf Hakimi, le capitaine parisien et grand héros de la dernière finale de la Ligue des Champions.

Au cœur du jeu, le virtuose du Real Madrid Brahim Díaz sera le maître à penser chargé de briser les lignes défensives de Carlo Ancelotti.

Fin de cycle pour la génération dorée

La grande surprise vient de la mise à l'écart spectaculaire de plusieurs figures historiques de l'exploit de Doha.

Le séisme majeur reste l'absence de Youssef En-Nesyri, le buteur aérien légendaire, dont les performances en Arabie Saoudite n'ont pas convaincu le sélectionneur.

Hakim Ziyech et Sofiane Boufal font aussi les frais de cette reconstruction générationnelle radicale opérée par le nouveau coach.

En pointe, la presse brésilienne se méfie grandement d'Ayoub El Kaabi, l'artificier de l'Olympiakos au parcours de vie si inspirant.

La cellule de recrutement de la fédération a encore frappé fort en chipant in extremis le jeune prodige de Lille, Ayoub Bouaddi, juste avant le tournoi.

Un crash-test majuscule pour Carlo Ancelotti

Pour la presse internationale, ce duel tactique s'annonce comme le premier véritable examen de passage pour le sélectionneur italien du Brésil.

Les espaces laissés par les latéraux brésiliens pourraient s'avérer fatals face aux flèches marocaines emmenées par Abde Ezzalzouli.