Un triomphe en trompe-l'œil qui frise le ridicule
La victoire étriquée des Pharaons face à une sélection russe en plein doute n’aurait dû être qu’un simple galop d’essai à deux semaines des grandes échéances mondiales.
Pourtant, le coup de sifflet final a déclenché une mise en scène totalement déconnectée de la réalité sportive, après la fin du match l'Égypte a gagné une coupe!
Feux d'artifice monumentaux, podium géant et scènes de liesse hystériques ont transformé ce match de préparation sans enjeu en un sacre planétaire totalement fictif.
Le football égyptien mérite plus de dignité que ce spectacle hollywoodien bon marché.
Rappelons que l’adversaire du soir n'avait plus foulé une pelouse internationale digne de ce nom depuis des années.
Cette mise en scène outrancière insulte l'histoire d'une nation septuple championne d'Afrique.
La captation de l'image par les barons de la fédération
Au-delà du terrain, la campagne publicitaire entourant l'événement a fini par lever le voile sur les véritables motivations des dirigeants.
Les écrans de télévision ont été inondés par les visages omniprésents de Hany Abou Rida, Magdi Abdelghani ou encore Ahmed Shobair.
Ces figures de l'instance fédérale s'approprient l'image de la sélection au détriment des supporters et du peuple.
Une question légitime brûle alors les lèvres de tous les observateurs avisés.
Ces caciques en costume représentent-ils l’avenir et la ferveur du football égyptien, ou simplement leurs propres intérêts commerciaux ?
Le constat s'impose avec une amertume évidente : la communication a définitivement remplacé la compétence.
L'urgence d'une prise de conscience patriotique et sportive
Ce folklore incessant autour d'une simple qualification ou d'une victoire amicale doit cesser immédiatement.
Pour une nation de la stature de l'Égypte, participer à la Coupe du monde tous les quatre ans ne devrait pas être un exploit miraculeux, mais une norme absolue.
Les décideurs actuels semblent ignorer le prestige et le poids du maillot qu'ils sont censés honorer et protéger.
Le public exige désormais des actes concrets et une gestion rigoureuse tournée vers le développement du sport national.
Il est grand temps que ces dirigeants troquent leur soif de visibilité médiatique contre un projet sportif sérieux et ambitieux.









