Le mirage Renard n'a pas pesé lourd face aux Samouraïs
L’électrochoc tant espéré s'est transformé en une humiliation mémorable à Monterrey. Le football tunisien vient de toucher le fond sur la scène planétaire.
En subissant la loi d'un Japon ultra-dominant (0-4), les Aigles de Carthage quittent ce Mondial par la toute petite porte. Le remplacement express de Sabri Lamouchi par Hervé Renard n'aura été qu'un pansement dérisoire sur une jambe de bois.
Le public réclamait de la fierté, il n'a vu qu'un naufrage collectif flagrant. Dès la quatrième minute, Daichi Kamada a profité d'une apathie défensive coupable pour ouvrir le score.
Le calvaire ne faisait pourtant que commencer pour la sélection nord-africaine. Incapable de cadrer la moindre frappe de la rencontre, la Tunisie a tendu le bâton pour se faire battre.
La déliquescence tactique d'un bloc sans âme
La faillite actuelle ne date pas d'hier, elle s'inscrit dans une terrible continuité. Avant de sombrer au Mexique, les Tunisiens avaient déjà encaissé cinq buts face à la Suède.
Cette fragilité chronique rappelle étrangement la déroute vécue récemment en amical face à la Belgique. Prendre quatorze buts en l'espace de quelques sorties relève tout simplement du suicide tactique.
Ayase Ueda est venu enfoncer les clous dans le cercueil tunisien d'un doublé magistral.
Monté plus haut que tout le monde, l'attaquant nippon a lobé un Aymen Dahmen abandonné par sa charnière. Entre-temps, l'ancien Rémois Junya Ito s'est offert son but d'un plat du pied clinique. Hervé Renard, d'ordinaire si volcanique, est apparu totalement impuissant et résigné sur son banc.
L'Afrique en plein doute, le Maroc comme l'arbre qui cache la forêt
Cette élimination précoce jette un froid polaire sur le niveau actuel du football continental.
Les prestations globales des représentants africains durant cette phase de poules s'avèrent particulièrement alarmantes.
Le décalage de rythme et de discipline tactique avec le haut niveau mondial saute aux yeux. À l'heure actuelle, le Maroc reste la seule nation africaine à avoir validé mathématiquement son billet pour la suite. Pour la Tunisie, le dernier match face aux Pays-Bas ressemblera à un triste baroud d'honneur pour sauver ce qu'il reste d'honneur.










