Le baptême du feu d'un binational contesté
Le nouveau sélectionneur Mohamed Ohabi n'a pourtant pas hésité à l'aligner d'entrée dans l'axe de la défense des Lions de l'Atlas. Privé de Nayef Aguerd sur blessure, le technicien marocain a propulsé le joueur de Fulham aux côtés du jeune Chadi Riad.
Les critiques locales, parfois féroces, l'attendaient au tournant après ses anciennes déclarations sur les binationaux.
Face au Brésil, la muraille et le frisson
Le premier choc face à l'armada offensive du Brésil sur la pelouse du MetLife Stadium a tout de suite donné le ton.
Diop a d'abord fait parler sa puissance athlétique en annihilant les assauts aériens de la Seleção avec brio. Sa présence physique a permis au bloc marocain de tenir le choc et de décrocher un nul historique.
Malheureusement, un immense trou d'air a failli tout gâcher en fin de rencontre.
Une passe en retrait totalement manquée pour Yassine Bounou a offert un face-à-face royal à Raphinha.
Le portier marocain a dû réaliser un miracle au prix d'un choc physique pour sauver les meubles. Cette bévue évitable a cristallisé les tensions et alimenté les reproches d'une partie des supporters.
Mais condamner le défenseur sur une seule action sous pression maximale relève d'un flagrant manque d'objectivité.
La rédemption écossaise et la gestion du carton
La donne a radicalement changé lors de la seconde confrontation face à l'Écosse à Boston. Le Maroc l'a emporté grâce à un but ultra-rapide, mais Diop a rapidement écopé d'un carton jaune litigieux dès la 23e minute.
Cette sanction précoce pour une faute sur Che Adams a contraint Diop de réinventer son match pour éviter le pire.
Loin de sombrer, le défenseur central a fait preuve d'une maturité tactique exemplaire.
Il a délibérément choisi d'éviter les interventions au sol trop risquées pour ne pas pénaliser son pays.
Cette retenue intelligente a poussé Chadi Riad à prendre le relais dans les duels directs les plus rugueux. Diop s'est alors mué en un premier relanceur impeccable, touchant pas moins de 100 ballons.
Une montée en puissance indéniable pour la suite du Mondial
Le bilan comptable et l'impression visuelle plaident largement en faveur de l'ancien Toulousain.
Malgré les attaques injustes subies sur les réseaux, sa trajectoire linéaire prouve sa parfaite intégration collective.
Sa performance globale répond parfaitement aux exigences du très haut niveau international. Le Maroc tient là un élément d'expérience capital pour valider son billet pour le prochain tour.











