Le piège des Black Stars évité de justesse à Toronto
Le football africain frôle le drame mais s'en sort par un miracle. Le Ghana l'a emporté sur le fil face au Panama au BMO Field.
Un dénouement fou qui rappelle le traumatisme algérien provoqué par Karl Toko-Ekambi en 2022.
Caleb Yirenkyi a endossé le costume de sauveur de la nation à la 94e minute.
Carlos Queiroz a pourtant joué avec le feu tout au long de la rencontre. Une défaite ou un nul condamnait presque les Black Stars à l'élimination directe.
L'Angleterre mène la danse dans ce groupe L après sa démonstration face à la Croatie. Gaspiller des points contre l'adversaire théoriquement le plus faible était interdit. La copie rendue par les cadres ghanéens reste pourtant d'une pauvreté alarmante.
Une animation offensive en panne sèche
Sans Thomas Partey, privé de visa canadien, le milieu a manqué d'idées.
Antoine Semenyo a traversé la première période comme un fantôme sur son aile. Le plan ultra-défensif de Thomas Christiansen a totalement annihilé Jordan Ayew. Le bloc des Canaleros a tenu bon grâce à l'abnégation de Jiovany Ramos. Les attaquants ghanéens n'ont pas réussi à cadrer la moindre frappe avant la pause.
La blessure du gardien Lawrence Ati Zigi a encore un peu plus plombé le rythme.
Le sélectionneur portugais a dû lancer le jeune Benjamin Asare au retour des vestiaires. Le Panama a même cru tenir son premier exploit historique en Coupe du monde. C'était sans compter sur l'ultime assaut désespéré du représentant de la CAF.
Brandon Thomas-Asante a délivré l'offrande que Yirenkyi a convertie au bout de l'ennui.
Un sursis avant le choc contre les monstres européens
Cette victoire offre trois points mais ne dissimule pas les lacunes techniques. Le Ghana devra montrer un tout autre visage face à la Croatie et l'Angleterre.
Le réalisme froid a sauvé la peau de Queiroz pour cette fois-ci. Les supporters retiendront la délivrance, les analystes retiendront le miracle.











