Le soleil de Seattle a failli illuminer une page d’histoire mémorable.
Au Lumen Field, l'Égypte a bousculé la hiérarchie mondiale en frôlant son tout premier succès historique en phase finale.
Quatre participations depuis 1932 sans la moindre victoire, et le compteur reste bloqué après ce nul (1-1) qui laissera d'immenses regrets aux Pharaons.
Les Diables Rouges de Rudi Garcia s'en sortent par miracle.
La foudre d'Ashour embrase le Lumen Field
Le round d'observation n'a jamais vraiment existé dans l'arène américaine.
Si Kevin De Bruyne a dégainé la première mèche d'une frappe rasante, ce sont les Égyptiens qui ont dicté le tempo. Décalé par un Mohamed Salah discret mais intelligent, Emam Ashour a déclenché un missile flottant à la 19e minute.
Le rebond vicieux a totalement mystifié Thibaut Courtois, plongeant les Belges dans le doute.
La défense des Pharaons, articulée autour d'un grand Shoubir dans les cages, a longtemps dégoûté les attaquants européens.
Jeremy Doku a bien tenté de dynamiter son couloir à coups de reins dévastateurs.
Le bloc compact de l'Égypte n'a pas rompu, maintenant ce score minimaliste jusqu'à la pause. À ce moment précis, l'exploit historique tendait les bras aux hommes d'Afrique du Nord.
Le coaching de Garcia et le coup de poker Lukaku
Au retour des vestiaires, le sélectionneur belge a dû bousculer ses plans. L'entrée en jeu de Romelu Lukaku à l'heure de jeu a immédiatement modifié le rapport de force athlétique.
Sur son premier ballon, le colosse a pesé de tout son poids dans la surface de réparation. Sous la pression, le malheureux Mohamed Hany a propulsé le cuir dans ses propres filets à la 66e minute.
Un final irrespirable sous haute tension
Ce coup du sort n'a pas terrassé les ambitions des Pharaons pour autant.
Omar Marmoush a fait passer des frissons dans l'arrière-garde belge sur un contre supersonique. Shoubir a ensuite sorti le grand jeu dans le money-time sur une tête rageuse de Mechele.
Le coup de sifflet final scelle un partage des points logique mais cruel pour l'Égypte.
Ce choc du groupe G laisse de précieuses indications pour la suite du tournoi.
La Belgique affiche des lacunes inquiétantes dans l'animation offensive malgré ses individualités.
L'Égypte prouve qu'elle a les armes pour briser sa malédiction mondiale très rapidement. Les spectateurs de Seattle ont vibré, la suite s'annonce explosive.










