Mondial 2026 : Messi humilie une Algérie sans âme

Le réveil brutal des Fennecs face au roi Messi


L'illusion médiatique a fini par se fracasser sur la réalité du très haut niveau. Portée aux nues par des observateurs locaux un brin trop enthousiastes, l'Algérie a subi une véritable leçon de football pour son entrée en lice dans cette Coupe du monde 2026.

À Kansas City, l'Argentine n'a même pas eu besoin de forcer son talent pour corriger des Fennecs d'une naïveté déconcertante (3-0). Au cœur de cette démonstration, un homme a définitivement figé son nom dans l'éternité : Lionel Messi.

Pour sa deux-centième sélection, un record absolu, la Pulga s'est offerte un triplé retentissant.

Le capitaine argentin a dicté le tempo de la rencontre à sa guise, marchant une bonne partie du match sans que personne ne puisse l'arrêter. L'Albiceleste a géré ce rendez-vous comme une simple séance d'entraînement de luxe, alternant phases de conservation et accélérations foudroyantes.

Les champions du monde en titre envoient un signal fort à la concurrence, tandis que le camp algérien plonge en plein doute.

La faillite tactique et le mirage marocain

Vladimir Petkovic pensait surprendre son monde en laissant Riyad Mahrez sur le banc au coup d'envoi.

Un pari tactique totalement manqué tant son équipe a manqué d'idées, de verticalité et de leadership technique. Le spectre du voisin marocain et de son épopée fantastique de 2022 planait sur cette sélection algérienne.

Mais force est de constater qu'un gouffre abyssal sépare le niveau actuel des Fennecs de celui requis pour briller sur la scène mondiale.

Le début de match a pourtant offert un frisson aux supporters verdis par l'intermédiaire de Farès Chaïbi. Son but précoce, finalement annulé par la VAR pour un hors-jeu millimétrique, restera la seule lueur d'une soirée bien sombre.

Dès l'ouverture du score de Messi d'une frappe enroulée chirurgicale à la dix-huitième minute, le château de cartes s'est effondré. Incapables de presser haut, les Algériens ont regardé leurs adversaires confisquer le ballon sans jamais pouvoir rivaliser physiquement.

L'ombre de la CAN et les boulettes de Luca Zidane

Un gardien sous le feu des critiques

Pour ne rien arranger, le secteur défensif a affiché des lacunes indignes d'un tel rendez-vous. Titularisé dans les cages, Luca Zidane a vécu un calvaire et commis des erreurs d'appréciation dramatiques.

À la soixantième minute, le portier a totalement relâché un tir lointain d'Alexis Mac Allister, offrant le doublé à Messi sur un plateau. Cette bévue inexplicable a immédiatement ravivé les traumatismes de la dernière Coupe d'Afrique des Nations organisée au Maroc.

Les fantômes de la débâcle face au Nigeria ont refait surface dans l'esprit des supporters algériens. Le troisième but argentin, une nouvelle fois signé de l'octuple Ballon d'Or d'une frappe sèche au premier poteau, a scellé le score.

L'entrée tardive de Mahrez ou d'Aouar n'a absolument rien changé au naufrage collectif d'une équipe sans âme. Si l'Autriche et la Jordanie restent des adversaires abordables pour la suite, l'Algérie va devoir redescendre sur terre pour espérer voir les huitièmes de finale.