Le cauchemar mexicain des Aigles de Carthage
Le football est parfois d'une cruauté sans nom. À Monterrey, la Tunisie espérait lancer son Mondial 2026 sous le signe de la rédemption. Elle a finalement sombré corps et âme face à une Suède impitoyable.
Ce score de cinq buts à un résonne comme une véritable humiliation nationale.
L'histoire retiendra surtout l'ironie mordante de cette soirée texano-mexicaine.
Yasin Ayari, joyau suédois aux racines tunisiennes, a planté deux banderilles mortelles. Son refus de célébrer son premier but témoigne d'une élégance rare.
Mais sur le terrain, sa frappe lourde dès la septième minute a brisé les illusions des siens.
Une défense tunisienne en plein cataclysme
Les hommes de Sabri Lamouchi n'ont tout simplement pas appris de leurs erreurs passées. Encaisser cinq buts face à la Belgique en préparation aurait dû servir d'avertissement. Bis repetita face aux Scandinaves qui ont profité de largesses défensives inadmissibles.
Le capitaine Ellyes Skhiri a sombré, symbolisant la perte d'identité de cette équipe.
Pourtant, un mince espoir a traversé la nuit quand Omar Rekik a catapulté une tête rageuse juste avant la pause.
Un mirage, une illusion éphémère tant le second acte a tourné à la démonstration de force. Le duo Alexander Isak et Viktor Gyökeres a littéralement découpé l'arrière-garde tunisienne.
Chaque contre-attaque adverse ressemblait à une sentence de mort pour le gardien Chamakh.
Une faillite mentale et tactique inquiétante
Le sursaut d'orgueil attendu après la pause fraîcheur n'a jamais eu lieu. Les vagues jaunes ont continué de déferler sur le rectangle vert de l'Estadio BBVA.
Cette deuxième déroute consécutive à cinq buts montre des carences mentales profondes. Le sélectionneur va devoir trouver des mots très forts pour reconstruire un groupe traumatisé.
Pendant que la Suède s'empare de la tête du groupe F, la Tunisie se retrouve au pied du mur. Le prochain match face aux Pays-Bas s'annonce déjà comme une opération survie.
Sans une révolution tactique immédiate, le rêve des seizièmes de finale s'envolera.
Les supporters tunisiens, venus en nombre, méritent tellement mieux que ce spectacle désolant.










